Date de création : 02.01.2012
Dernière mise à jour :
07.02.2023
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amen gloire à dieu
Par Anonyme, le 04.03.2019
tres beau
Par ouzet, le 09.02.2017
tres emouvant , entre musique et le texte
Par ouzet, le 26.01.2017
excellent , j'adoooore
Par ouzet, le 26.01.2017
jésus, le médecin de nos âmes; qu'il vous bénisse!http: //laportetroit e.centerblog.n et
Par Judith, le 13.06.2015
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En ce jour d'élection du nouveau pape souvenons nous en lisant cette histoire que les premiers chrétiens ont donné leur vie pour que cette église vive.
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Quand Marcus entra dans l'arène, la foule en délire hurla sa haine. Cet homme faisait partie de cette secte qui déshonorait leurs dieux. Une rumeur avait même circulé dans Rome qu'ils se livraient à des sacrifices d'enfants autour d'un rituel étrange qu'ils appelaient la Sainte Cène. Ils n'étaient plus comme eux des romains civilisés mais étaient devenus moins que des bêtes. Il était juste qu'ils soient dévorés par les fauves.
Néron, qui était un fin politique avait compris qu'il fallait s'emparer de cette colère du peuple et leur donner ces chrétiens en pâture. Ceci feraient d'excellents boucs émissaires qui éviteraient au peuple de réfléchir aux vraies causes de leur déclin.
Marcus était devenu chrétien alors qu'il était centurion de l'armée romaine. Il avait sous ses ordres 100 hommes qui lui vouaient une admiration sans borne. Il aimait ces hommes. Alors qu'il était en route pour la Palestine pour réprimer une sédition, il croisa un certain Paul de Tarse que des Romains emmenaient à Rome en tant que prisonnier. Il l'avait rencontré dans une auberge au bord de la voie romaine. Intrigué par le calme de cet homme, il s'était approché de lui pour l'interroger. Celui ci lui raconta son histoire. Il avait été un juif zélé qui persécutait ces gens de la nouvelle secte des chrétiens et c'est en allant traquer certains d'entre eux qu'un événement extraordinaire avait eu lieu sur la route de Damas. Un certain Jésus s'était présenté à lui dans une lumière aveuglante sur cette route de Damas et s'était présenté comme le Christ ressuscité qui l'appelait à être son témoin. Il était tombé comme mort à ses pieds et avait perdu la vue pendant 3 jours. Depuis ce jour, il allait partout dans les synagogues et sur les places prêcher la bonne nouvelle de la résurrection.
Marcus en entendant ce discours prit l'homme pour un illuminé mais cependant fut intrigué par le regard pénétrant de cet homme qui semblait lire dans son âme.
Marcus, Jésus t'as mis sur ma route pour que je te parles de lui. Jésus te cherche Marcus. Il sait que depuis ton plus jeune age tu cherches la vérité et ce Jésus me dit de te dire qu'il est le chemin, la vérité et la vie. Veux tu venir à sa suite ?
Marcus fut troublé par ces paroles de Paul. Elles raisonnaient si fort en lui. Lui le guerrier, l'homme endurci par toutes ses campagnes se sentaient comme un petit garçon devant ce Jésus qui s'adressait à lui par la bouche de Paul. Il n'avait jamais connu cette crainte mêlée de respect, même devant César le jour où celui ci le décora après une campagne victorieuse. Paul le regarda avec un amour que Marcus n'avait jamais connu sur terre. Ce regard brisa ses dernières résistances. Tout à coup, en plein milieu de cette auberge, le centurion plia le genou devant Paul le prisonnier et, sanglotant comme un enfant, demanda à ce Jésus qu'il lui pardonne. Il sentit en cet instant une paix profonde qui ne le quitta jamais plus.
Marcus était devenu un homme nouveau. De l'extérieur il semblait le même mais en lui tout avait changé. Il n'éprouvait plus ni haine ni colère envers personne et chaque homme était devenu pour lui un frère. Il comprit vite qu'il ne pouvait plus rester dans la légion romaine. Avant d'en partir il se sentit poussé à témoigner à ses soldats du changement qui s'était opéré en lui et cela fut sa perte. L'un d'eux, voulant s'attirer la faveur de ses supérieurs, le dénonça comme étant devenu chrétien et il fut sommé d'abjurer sa foi. Marcus non seulement désobéit à l'ordre mais il refusa de faire le salut à César. Ce fut la preuve qu'on attendait. S'agissant d'un centurion romain le chatiment se devait d'être exemplaire. On le déchut de ses titres militaires et récompenses, on lui ôta le titre de citoyen romain, mais par égard cependant pour ses hauts faits d'arme il fut envoyé à Rome en tant qu'esclave comme gladiateur.
Après l'avoir supplié en vain d'abjurer sa foi, sa famille et sa femme Lutecia le renièrent. De centurion honoré de l'armée romaine, il n'était plus rien.
C'est ainsi qu'il se retrouva cette après midi d'Aout 65 dans cette arène du Colisée, muni d'un trident et d'un poignard. Derrière les grosses portes de fer il pouvait entendre les fauves rugir de faim. Ils sentaient la chair fraiche à portée de crocs.
Son ami Aurélius l'avait supplié une dernière fois de renier ce Jésus mais en vain. Marcus était comme Paul l'avait discerné, un homme droit qui avait cherché toute sa vie la voie de la vérité et quand Paul lui avait dépeint ce Jésus de Nazareth cloué sur une croix dans cette Jérusalem occupée, et qu'il lui avait parlé de sa résurrection au troisième jour comme il l'avait annoncé à l'avance à ses disciples, Marcus avait été saisi d'une grande joie qu'il n'avait jamais ressenti auparavant, même avec une femme.
Il fit le serment que puisque ce Jésus était mort pour ses péchés, il mourait lui aussi pour ce Jésus plutôt que de le renier. Jésus mort pour ses péchés, il en mesurait la portée. Il avait tué, torturé pour César. Il croyait que c'était son devoir de soldat de servir ainsi Rome.
De loup qu'il était, ce Jésus avait fait de lui un agneau. Il n'offrit aucune résistance quand on lui mit les fers aux pieds.
Il pensait à tout celà dans l'arêne.
La foule hurlait toujours. Ils étaient plus de 70000 ce jour là au Colisée. Marcus était comme perdu dans ses pensées. La foule lui en voulait de paraitre si calme.
Elle l'aurait voulu apeuré et suppliant pour se sentir puissante face à lui. Marcus se disait que ce soir même, il serait en présence de ce Jésus ressuscité pour lequel il aurait versé une dernière fois son sang.
Les lourds battants de la porte de fer s'ouvrirent en grinçant. Deux lions sortir en premier. Ils rugissaient et écumaient de rage. La faim les tenaillait. Puis 4 panthères surgirent à leur suite. Elles avançaient lentement vers Marcus, le corps légèrement abaissé comme pour surprendre leur proie. Il était la proie.
La foule en délire hurlait sa haine. Elle était plus avide du sang de Marcus que les bêtes elles mêmes.
Le lion le plus imposant bondit. Marcus esquissa son attaque. C'était un légionnaire entrainé qui avait vaincu bien des ennemis aussi cruels que ces fauves. Il vendrait cher sa peau.
Le lion désorienté de ne pas avoir attrapé sa proie redoubla de rage. L'autre lion, plus petit que le premier s'élança à son tour. Marcus saisit fermement son trident et l'embrocha en plein vol comme les molosses quand ils l'attaquaient. L'animal tomba lourdement sur le sol dans un nuage de poussière.
Les gradins s'enflammèrent. Une clameur monta dans le Colisée. Ils allaient en avoir pour leur argent.
Les panthères, plus sournoises préparaient leur attaque. Elles étaient séparées et s'approchaient maintenant de lui à pas lent à partir des 4 points cardinaux.
Le lion restant avait repris sa position d'attaque. Il bondit dans un rugissement qui fit trembler l'auditoire. Marcus était concentré. Il garda son sang froid et se baissa subitement au moment où le lion pensait l'attraper. L'animal le survola littéralement. Un oooohhh d'étonnement parcourut la foule. Ce légionnaire était non seulement athlétique, mais il était aussi plus rusé qu'ils ne croyaient. Certains dans la foule se prirent à admirer l'homme.
Dans ce bref instant de répit où le lion avait une nouvelle fois manqué sa proie et où les panthères restaient patiemment en embuscade, Marcus fit face à la foule en la bénissant du signe de la croix, emblème de cette nouvelle religion. Il murmura ces paroles : Père, pardonne leur car ils ne savent pas ce qu'ils font.
La foule en délire crut qu'il les menaçait. L'homme de paix pardonnait une foule en colère qui se croyait menacée.
Les panthères profitèrent sournoisement de ce moment d'inattention de Marcus pour passer à l'attaque. Elles bondirent toutes ensembles comme mues par un signal. Sous leur poids Marcus plia le genou. Une première panthère lui lacéra profondément le dos en lui arrachant un grand lambeau de peau, laissant sa chair à nu. Marcus poussa un cri de douleur. Le sang jaillit de la plaie béante. La deuxième panthère excitée par l'odeur du sang le saisit à la gorge et enfonça ses crocs. Marcus suffoquait. Un voile tomba devant ses yeux et il vit la foule comme dans un brouillard. Le fauve le secoua dans sa gueule comme une vulgaire poupée. Marcus s'évanouit sous l'effet d'une douleur fulgurante qui parcourut toute sa colonne. Ce Jésus venait de rappeler à lui son esprit.
La troisième panthère plus craintive que les précédentes s'enhardit en lui brisant les jambes comme de vulgaires allumettes. C'est la quatrième panthère qui porta le coup de grâce à son corps en lui faisant une entaille profonde au ventre d'où jaillir ses boyaux qui se répandirent sur le sable de l'arène. Un cri d'horreur parcourut la foule.
Ce fut l'hallali. Les bêtes s'acharnèrent sur son corps désarticulé. Le lion vexé de n'avoir pas eu la primeur de l'attaque revint ivre de rage. Il arracha le bras de Marcus et partit le déchiqueter à l'écart.
Marcus gisait dans une mare de sang que les bêtes lapaient. Elles s'étaient calmées depuis que leur faim était apaisée.
La foule aussi commença à se calmer. Sa faim de tuerie avait été aussi assouvie. Comme dégrisée après une bonne cuite et se sentant vaguement coupable de ce spectacle, elle contemplait sans un mot le carnage. L'homme avait été courageux, il n'avait jamais supplié d'avoir la vie sauve et certains parmi eux comprirent qu'ils les avait béni du signe de la croix.
Ceux ci rentrèrent chez eux avec dans la bouche comme un goût amer d'avoir assisté au supplice d'un innocent. Ils n'étaient plus fiers d'être romains.
Texte composé par moi même
Gladiator - Honor Him
tres emouvant , entre musique et le texteEcrire un commentaire