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T. Austin-Sparks

Théodore Austin-Sparks (1888-1971)

Publié le 02/03/2013 à 19:26 par vieprofonde
Théodore Austin-Sparks (1888-1971)

Théodore Austin-Sparks est né à Londres en 1888, et il fut éduqué en Ecosse. C’est là qu’en 1906 il fut gagné à Christ par le moyen de jeunes chrétiens partageant leur foi dans les rues de Glasgow ; il avait alors 17 ans. Très vite il témoignait à son tour de sa foi en Christ, puis, peu après sa conversion il retourna à Londres.

La communauté évangélique était alors encore fortement sous l’influence du réveil qui pris place au Pays de Galles en 1904 et 1905. Durant ce réveil des milliers de gens donnèrent leurs vies au Seigneur. Dieu avait choisi plusieurs instruments afin d’aider ceux qui s’étaient convertis, parmi eux la figure de proue était Evan Roberts. Les effets du réveil dura jusqu’à environ la fin des années 1920, et ceci grâce au mouvement évangélique qui préconisait une expérience plus profonde avec le Seigneur Jésus Christ. C’est dans ce contexte spirituel favorable que T. Austin-Sparks vécu ses premières années en tant que chrétien. Beaucoup de ceux qu’il appréciait ou avec qui il était en contact étaient impliqués dans ce mouvement de l’Esprit : F. B. Meyer, Oswald Chambers, A. J. Gordon, A. B. Simpson, Andrew Murray, G. Campbell Morgan et Jessie Penn-Lewis avec qui il collabora dans l’œuvre du Seigneur pendant un temps.

De 1912 à 1926 il était pasteur de trois églises à Londres, puis en 1926 ressentant les limites de ces églises institutionnelles, il quitta ce système de dénomination et d’organisations chrétiennes afin de pouvoir se donner entièrement à la vocation à laquelle le Seigneur l’appelait.

C’est ainsi qu’avec d’autres frères, il s’établit à Forest Hill, Londres, d’où allait procéder un ministère et un service spirituels très riches. Il y avait à ce « Christian Fellowship Centre » (Centre Chrétien de Communion), plusieurs édifices où des conférences étaient tenues et où les visiteurs pouvaient loger.

C’est là que le ministère de T. Austin-Sparks commença, et continua pendant quarante cinq ans, à avoir une influence extrêmement large et profonde parmi les chrétiens de toute confessions et de tous pays. Des invitations de beaucoup de pays parvenait à « Honor Oak » (le nom de la rue où se trouvait le centre), mais Austin-Sparks ne pouvait pas satisfaire toutes celles-ci.

Néanmoins des conférences régulières étaient tenues à Londres, en Suisse et aux Etats Unis. Il se rendit aussi en Asie, particulièrement en Inde, à Taiwan et aux Philippines. Il faut aussi noter que Austin-Sparks était en étroit contact avec des ouvriers tels que Bakht Singh en Inde et Watchman Nee en Chine. Mais c’était avec Watchman Nee qu’il se sentait le plus à l’aise, et avec qui il avait le plus d’affinité, leur communion s’était fortement renforcée après un séjour d’environ un an de Watchman Nee à Londres en 1938.

Un des outils primordial du ministère de Austin-Sparks était le magazine qu’il éditait, « A Witness and A Testimony ». C’est dans cette publication que beaucoup de ses messages donnés aux diverses conférences était retranscrits avant d’être publiés en format de livres. Certains articles étaient écrits spécifiquement pour le magazine et n’ont jamais été republiés. Nous trouvons d’autres contributions dans ce magazine : Watchman Nee, F. B. Meyer, A. W. Tozer, Andrew Murray, De Vern Fromke, Jessie Penn-Lewis, G. H. Lang, Stephen Kaung, pour ne citer que les plus connus. L’influence de cette publication fut assez vaste et s’adressait particulièrement à ceux qui désiraient se consacrés entièrement à Dieu et à Sa pensée. Et de part l’engagement sans compromis de ce ministère, une certaine et constante opposition et hostilité se fit sentir tout au long de la vie de Austin-Sparks.

 



Etre amené à la stature parfaite de Christ

Publié le 08/05/2012 à 18:03 par vieprofonde

La Maturité – Le Désir du Seigneur pour Son Peuple

par T. Austin-Sparks  

 

Le grand aspect de la dispensation dans laquelle nous vivons est le rassemblement, parmi toutes les nations, des membres du Corps de Christ ; et de les amener ensuite à la plus grande mesure de maturité possible. Le dessein de Dieu n’est pas uniquement le salut des âmes, ni même le rassemblement de croyants dans un Corps spirituel. Mais c’est ce qui suit le salut - leur accession à la pleine maturité - qui représente l’intérêt suprême du Seigneur dans cette présente dispensation.  

 

Il n’y a aucun doute, et il est parfaitement clair que c’est là la caractéristique marquante du temps présent - la pleine croissance, être « parfaitement accompli » - c’est ici le désir du Seigneur pour Son peuple. C’est ce qui ressort indubitablement lorsque nous lisons la Parole de Dieu à cette lumière. Et la surabondance d’immaturité est tout aussi établie. Que le Seigneur se meut au milieu de Son peuple afin de les amener à la plénitude, autant que ceux-ci veuillent bien Le suivre dans cette plénitude, est un fait tout aussi incontestable.  

 

Nous savons tous que l’immaturité domine, nous savons qu’il existe une multitude de croyants - ceux qui sont du Seigneur, qui vivent malgré tout dans la pénombre de l’immaturité - qui ne paieront pas le prix de suivre le Seigneur ; et nous serions tentés de dire, comme l’avait fait quelqu’un il y a bien longtemps : « Et celui-ci, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? ». Et le Seigneur de répondre : « Il ne t’appartient pas de faire de l’immaturité des autres ton critère, mais ce que je désire doit être la chose qui gouverne toute ta pensée et qui t’occupe entièrement. »  

 

Ainsi, l’accomplissement et la plénitude étant le dessein et la volonté de Dieu, nous reconnaissons la signification de tout ce que fait le Seigneur. Si le Seigneur est vraiment déterminé à amener les croyants à la pleine croissance - à la maturité spirituelle - si c’est ici vraiment l’un de Ses objectifs suprêmes de la présente dispensation, alors Il ne considérera aucun sacrifice trop élevé pour parvenir à Ses fins. Et cette vérité expliquera toutes Ses voies mystérieuses envers les Siens et toutes les choses singulières qui semblent parfois être Ses œuvres agissant contre Ses propres intérêts. Très souvent, il nous semble que le Seigneur œuvre contre nos propres intérêts et que tout ce qu’Il fait est malencontreux. Mais, le Seigneur est prêt à prendre des risques, (ce qui est pris pour des risques par ceux dont l’entendement est si limité), et à s’investir dans ce qui semble être des malentendus, si seulement, par ces moyens, Il peut atteindre Son but.  

 

Le croyant est devenu le possesseur de facultés spirituelles entièrement nouvelles et est une nouvelle création spirituelle - un être d’une nature différente, une création totalement distincte. Ces facultés spirituelles, seules par lesquelles les choses de Dieu peuvent être connues et vécues, doivent être développées - doivent croître - doivent parvenir à une position d’efficacité spirituelle ; tout comme pour un enfant naturel, qui a certaines facultés à la naissance, mais qui doit avoir une croissance régulière de celles-ci. Le croyant né d’en haut a, en lui, une panoplie entièrement différente et nouvelle de facultés de ce qu’il avait lorsqu’il est né naturellement et qu’il a par nature. Ce sont ces facultés et aptitudes spirituelles qui doivent être développées afin qu’il devienne mature - spirituellement efficace - dans le Seigneur.  

 

L’auteur de l’épître aux Hébreux dit que la nourriture solide est la provision appropriée pour ceux qui « ont les sens exercés », et il déplore le fait que - après des années - ces croyants étaient toujours incapables d’assimiler de la nourriture solide ; parce que leurs sens et leurs facultés n’avaient pas été développés.

  

Les voies du seigneur sont insondables, et elles ne doivent jamais être jugées selon nos critères naturels. Le Seigneur permet que des calamités nous assaillent, mais avec un but en vue - des choses qui, lorsqu’elles surviennent, Le légitimera totalement. Nous découvrirons alors que, ce qui nous semblait être la faiblesse de Dieu s’est prouvée être en fait Sa force ; Son infériorisation - Sa puissance ; Sa folie - Sa sagesse ; ainsi Il sera justifié à la fin. Dans ces principes paradoxaux, nous avons la clef de la croissance par l’expérience.  

 

Si nous considérons le passage où il est question d’ « être exercé », nous découvrirons que cet exercice prend place en nous par des expériences produites par Dieu : « Mon fils, ne méprise pas la discipline du Seigneur… » ; « Or aucune discipline, pour le présent, ne semble être un sujet de joie, mais de tristesse; mais plus tard, elle rend le fruit paisible de la justice à ceux qui sont exercés par elle. »  

 

Comment ce fruit est-il produit? Par la discipline qui nous est administrée par Dieu. Dieu agit envers nous comme envers des fils, si du moins nous supportons la discipline. Son désir est d’amener Ses fils à la maturité. La façon dont Il nous discipline - c’est cela l’ « exercice ».  

 

Le Seigneur peut vous faire cesser toute activité, et vous empêcher d’être actif. Vous traversez un mauvais moment et vous dites que le Seigneur vous a rejeté, et que tout va mal. Mais qu’en est-il vraiment ? Ce ne sont en fait que les douleurs de la croissance ! A la longue, rien n’allait mal, tout concourait pour le bien. Vous êtes arrivés à connaître le Seigneur, alors qu’avant votre vie entière était occupée par des choses. Vous avez été limité, mais vous êtes venu à connaître le Seigneur intérieurement, vous êtes parvenu à une position d’efficacité spirituelle qui est bien plus importante qu’auparavant ; vous pouvez maintenant faire face aux situations extérieures. Le Seigneur avait été mal compris, mais en fait Il oeuvrait pour l’accroissement - vous exerçant en vue de l’accroissement. Ces douleurs de croissances peuvent être douloureuses, mais personne ne peut venir en aide à quelqu’un qui en souffre ; nous ne pouvons qu’observer ce qui se passe.

  

Ainsi, à travers des expériences nombreuses et variées, cette croissance prend place par les exercices douloureux à travers lesquels le Seigneur nous fait passer. Nous apprenons par les souffrances. Même le Seigneur Jésus « a appris l’obéissance par les choses qu’Il a souffertes. » C’est le chemin que nous devons prendre pour atteindre la pleine croissance. Il s’agit de discipline et d’apprendre par les expériences. La discipline a pour but de faire de nous, qui sommes des enfants, des fils ; des hommes faits.  

 

Je pense, en ce qui concerne ces choses, que nous devrions avoir plus de foi dans les agissements de Dieu envers nous ; c’est parfois douloureux et même agonisant. Que fait donc le Seigneur ? Pourquoi ces difficultés se succèdent-elles si intensément ? Il semble que le Seigneur recherche à nous presser vers la maturité - à nous amener à la position où nous apprenons quelque chose.

 

La bonne attitude à adopter envers chaque épreuve que le Seigneur permet - chaque chose nouvelle et difficile - est : Quel est donc le but auquel le Seigneur recherche à nous amener par cette expérience ? Ce n’est pas pour détruire, mais pour édifier ; non pas pour appauvrir mais pour accroître ; non pas pour limiter mais pour élargir. Ce sont dans « les vallées de l’ombre de la mort », que le Seigneur a quelque trésor que nous devons découvrir. Quelques uns d’entre nous peuvent dire : « Oui, c’est ce que nous avons découvert ; les choses sont ainsi. » Nous avons traversé ces sombres vallées, et nous y avons trouvé la plénitude - nous y avons acquis une plus grande connaissance du Seigneur.  

 

Avez-vous remarqué la chose qui est en vue dans ce passage qui traite d’être « exercé » ? C’est être à même de « discerner », il s’agit de l’intelligence spirituelle - de Le connaître Lui personnellement. Il désire que Ses enfants soient individuellement le centre de Sa propre connaissance spirituelle. Ensuite, nous amenant ensemble dans un seul Esprit, afin d’œuvrer une seule œuvre et de penser une seule pensée ; Il s’obtiendra un instrument pour gouverner les Nations dans les siècles à venir, un instrument intelligent qui est parvenu à la connaissance du cœur du Seigneur par l’expérience.  

 

Cette faculté d’intelligence spirituelle, de connaissance spirituelle - cette compréhension intérieure de toutes choses - doit être développée, afin que nous connaissions le Seigneur dans l’homme intérieur. Chaque expérience plus profonde que la précédente signifie que nous ne sommes pas « suffisant pour ces choses ». Ainsi, à chaque fois, nous entrons dans une expérience profonde - par la nécessité même de la situation - nous nous devons de saisir quelque aspect nouveau de Christ pour nous ; et dans la proportion que nous avons reçu cet ajout spirituel, nous avons crû autant.  

 

Nous pouvons choisir l’une de deux attitudes envers les voies de Dieu: soit nous devenons amers, acerbes, endurcis ; ou bien nous pouvons être spirituellement élargis par ce que nous vivons - agrandis par les exercices - afin d’augmenter notre capacité, de nous acheminer à une position d’élargissement. Une fois cette position atteinte, nous pouvons devenir Son instrument pour gouverner intelligemment , sous Sa tutelle, dans les siècles à venir. Nous ne pouvons pas toujours sonder les choses qui forgent notre histoire personnelle. Mais, l’explication que nous pouvons en donner est celle-ci : le Seigneur est souverain sur tout ce qui nous touche de près ou de loin ; et Il considère parfois comme nécessaire ce que le monde juge comme étant les choses les plus terribles qui puissent arriver à quelqu’un. Alors qu’il semblerait que Son Nom et Ses intérêts soient mis en péril à travers ces expériences, Il conduit les Siens, à travers celles-ci, à une position de maturité - ils parviennent à une connaissance personnelle du Seigneur. A travers toutes ces choses difficiles, nous voyons que le Seigneur produit, dans la vie de ceux qui Lui appartiennent, quelque chose qui est bien plus digne de Son Nom. C’est là Sa justification - Sa légitimation, s’Il pouvait accomplir ces choses d’une autre façon, Il le ferait. A terme, Il obtient la maturité parmi Son peuple - Il les amène là où ils Le connaissent.  

 

Le Seigneur veut nous amener à une position où nous le connaissons - là où nous avons « les sens exercés » pour Le connaître. Que le Seigneur nous donne la grâce d’accepter tous Ses agissements envers nous, à la lumière de Son propos éternel

Le but de Dieu : Nous rendre semblable à Jésus

Publié le 08/05/2012 à 17:45 par vieprofonde

Conformes à l’Image du Fils
par T. Austin-Sparks

 

« Car vous n’avez pas reçu un esprit de servitude pour être derechef dans la crainte, mais vous avez reçu l’Esprit d’adoption, par lequel nous crions, Abba, Père! L’Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu; et si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ; si du moins nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui. Car j’estime que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes d’être comparées avec la gloire à venir qui doit nous être révélée. Car la vive attente de la création attend la révélation des fils de Dieu. Car la création a été assujettie à la vanité (non de sa volonté, mais à cause de celui qui l’a assujettie), dans l’espérance que la création elle-même aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour jouir de la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Car nous savons que toute la création ensemble soupire et est en travail jusqu’à maintenant et non seulement elle, mais nous-mêmes aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi, nous soupirons en nous-mêmes, attendant l’adoption, la délivrance de notre corps. Car nous avons été sauvés en espérance, or une espérance qu’on voit n’est pas une espérance; car ce que quelqu’un voit, pourquoi aussi l’espère-t-il? Mais si ce que nous ne voyons pas, nous l’espérons, nous l’attendons avec patience. De même aussi l’Esprit nous est en aide dans notre infirmité; car nous ne savons pas ce qu’il faut demander comme il convient; mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables; et celui qui sonde les cœurs sait qu’elle est la pensée de l’Esprit, car il intercède pour les saints, selon Dieu; mais nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son propos. Car ceux qu’il a préconnus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit premier-né entre plusieurs frères. Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. », Romains 8 :15-30

 

Je veux vous parler, de façon générale et simple, à propos de ce qui me paraît être si évident dans ce passage des Écritures, et qui est particulièrement en rapport au temps dans lequel nous vivons. Je pense que vous voyez comme moi, que le peuple de Dieu a besoin, dans les temps difficiles que nous vivons aujourd’hui, d’être ré-affirmé et rassuré afin qu’il se ravive quant à la course qui est devant lui. Et je ne connais aucune autre portion des Écritures plus adaptée à ce besoin que ce passage que nous venons de lire. Cette portion de la Parole de Dieu nous ramène au fondement de tout, elle contient de très grandes affirmations, et fait des déclarations extraordinaires quant à la pensée éternelle et établie de Dieu pour Son propre peuple pour tous les temps. C’est dans ces pensée de Dieu, lorsque nous les reconnaissons, que nous trouvons la vigueur nécessaire dans les moments difficiles.

 

Le Dessein de Dieu pour Son Peuple Explique les Évènements du Monde

 

La toute première chose élémentaire est la suivante : Dieu a un dessein établi et prédéterminé. Ses pensées sont clairement et parfaitement définies de toute éternité. Le monde n’est pas dans un chaos, du point de vue de Dieu, les choses ne sont pas dans la confusion. Elles le sont sûrement du point de vue de l’homme, mais certainement pas du point de vue de Dieu. Une pensée et un propos clairs, sûrs et déterminés sont activement à l’œuvre dans toutes les choses qui vont affecter et toucher la vie du peuple de Dieu, et nous devons nous souvenir qu’au centre de l’univers sont les élus ; le cœur de toutes choses est le peuple de Dieu ; « ceux qui sont appelés selon son propos». C’est pour cela qu’ils ne sont pas exemptés de ce qui ce passe dans le monde, Dieu ne les place jamais dans un endroit où ils ne sont pas touchés ou affectés. Il y a un sens dans lequel le peuple de Dieu ressent d’avantage que les autres ce qui se passe dans le cosmos, et en souffre d’avantage. Le peuple de Dieu est au centre de tout, et la pensée Divine est concentrée sur lui ; et tout autour de ce peuple, englobant cette pensée de Dieu, il y a toute la création. Selon ce passage de Romains, il est dit que toute la création soupire et est en travail, et elle est ainsi par rapport à la pensée de Dieu qui doit produire en fin de compte la manifestation des fils de Dieu.

 

Je désire placer ces choses devant vous le plus simplement possible. Les pensées de Dieu sont très élevées, mais elles ne le sont pas pour celui qui a l’Esprit Saint. Dès le commencement, avant même que cet univers ne soit créé, Dieu avait une pensée prédéfinie. Il ne s’agissait pas d’une idée qu’Il allait essayer de réaliser, ni d’une quelque pensée qui Lui serait survenue et qu’Il allait essayer de mettre en œuvre. Lorsque Dieu a une pensée ceci équivaut à un acte : « Car moi je connais les pensées que je pense à votre égard … pour vous donner un avenir et une espérance.», Jérémie 29 :11. Et qui peut imaginer un seul instant que le propos de Dieu sera défait ? Les pensées de Dieu sont Ses actes. Et ainsi, Il a eu une pensée dès le commencement qui était comme si elle avait été déjà réalisée ; et à travers les âge Il a œuvré avec cette pensée en relation avec Son peuple. Et dans les temps dans lesquels nous vivons aujourd’hui, des temps difficiles pour le peuple de Dieu, cette pensée de Dieu a une signification renouvelée, et Son peuple devrait reconsidérer ce propos éternel de Dieu, afin qu’il parvienne à l’accomplissement de ce propos.

 

 

Le Besoin d’Élévation Spirituelle au-dessus des Évènements d’Ici-bas

 

Je parlait avec quelqu’un récemment qui est très impliqué dans les affaires de ce monde, et il me dit : « Bien sur que ce monde est dans une grande confusion, tout y est faux et mauvais, rien n’est comme cela devrait être. » Ce n’était pas quelqu’un de religieux, mais quelqu’un appartenant à ce monde ; sans aucune connaissance des pensées de Dieu. Il continua : « Bien sur nous ne verrons aucune amélioration durant notre vie, nous ne verrons jamais de restauration ; les choses ne seront plus jamais normales ». Et il parlait avec un ton qui indiquait que, pour lui, la vie et le monde étaient perdus ; tout ce que pour quoi il avait vécu et espéré, l’ordre entier des choses était perdu à jamais, il ne restait aucun espoir et que tout ce qu’il attendait était la mort. Et si nous les chrétiens vivons en relation avec ce monde et selon l’ordre des choses de ce monde, nous nous retrouverons dans un imbroglio indescriptible. Mettons les choses au clair et à la lumière des conditions qui prévalent aujourd’hui, notre grand besoin est d’être délivré de notre recherche pour un changement des circonstances présentes et pour le retour de certaines conditions dans lesquelles nous nous plairions et dans lesquelles nous pourrions jouir des libertés passées. Si notre espoir se limite à espérer, jour après jour, qu’il y aura un changement total et que quelque chose va se passer qui altèrera les choses pour le mieux, si nous nous contentons de vivre dans les choses présentes ou dans celles que nous désirons, c'est à dire les hauts et les bas des évènements de ce monde, alors nous sommes destinés à la perte et au désespoir, nous sommes alors condamnés à vivre dans de terribles circonstances. Nous devons, nous les chrétiens, nous sortir de telles conditions, et être au-dessus de tout cela. Bien entendu notre âme sera affectée par les souffrances et les difficultés qui se trouvent dans le monde, mais notre esprit ne doit en être affecté lui ; nous devons retenir la liberté que nous avons en Christ. Nous ne pourrons jamais maintenir notre témoignage, accomplir notre service, ni être ce à quoi Dieu nous a appelé, à moins que nous n’adoptions une attitude de détachement par rapport à ce qui nous entoure et que nous maintenions une position d’ascendance spirituelle au dessus de tout ce qui est d’ici-bas. Nous avons besoin de délivrance et nous devons l’obtenir. Les circonstances environnantes peuvent nous affliger, mais nous devons apprendre à être au-dessus de ce monde.

 

Comment y parviendrons-nous ? Qu’est-ce qui nous délivrera ? Ce sera la pensée fondamentale et toute-gouvernante de Dieu. Si seulement vous étiez assuré que Dieu s’est donné à accomplir quelque chose, et si vous pouviez voir cette chose à laquelle Il s’est donné ; et si vous aviez, par l’Esprit Saint, le témoignage intérieur que vous êtes impliqués dans ce dessein de Dieu, alors vous seriez délivrés. Si vous ne voyez pas et ne comprenez pas ce que Dieu est en train d’accomplir, alors vous demeurerez dans la confusion et le désespoir. C’est là où se trouve le monde, c’est ce qu’appelle les Écritures « n’ayant pas d’espérance, et étant sans Dieu dans le monde.»

 

 

La Pensée de Dieu – Un Peuple Conforme à l’Image de Son Fils

 

Quelle est donc la portée de cette pensée ? Ces paroles nous sont si familières, et nous pouvons affirmer que tout les agissements de Dieu envers Son peuple, du début à la fin, peuvent se résumer par cette déclaration de la Parole de Dieu :

 

 

« Car ceux qu’il a préconnus, il les a aussi prédestinés à être conformes à l’image de son Fils.», Romains 8 :29

 

 

« Conformes à l’image de son Fils» – c’est ici la pensée fondamentale de Dieu, le dessein qui gouverne tout ce qui est en rapport entre Dieu et Son peuple. C’est à cela qu’Il a sans cesse travaillé depuis toujours parmi Son peuple. Et c’est là la racine, le cœur et la signification de toutes nos difficultés, nos souffrances présentes. Dieu est à l’œuvre en vous et en moi avec ce seul but en vue : nous rendre conformes à l’image de Son Fils. Ceci implique beaucoup de choses, mais ce que nous devons retenir c’est que c’est là ce qui domine toutes les actions de Dieu envers les croyants. Depuis les temps éternels : « préconnus, prédestinés » ; envers les « siècles des siècles » ; Dieu désire nous rendre « conformes à l’image de son Fils ». C’est ce qu’exprime le verset précédent (verset 28), Dieu travaille à toutes choses pour le bien de ceux qui sont appelés selon Son propos.

 

Quel bien ? Quel est le bien des souffrances et épreuves que nous traversons ? C’est que Dieu désire « reproduire » Son Fils en nous, et Son Fils est Son espérance, et Sa gloire ultime sera manifestement révélée dans les saints en tant que fils. C’est l’espérance pour toute la création « assujettie à la vanité … dans l’espérance …» Nous sommes en travail pour l’espérance, l’espérance qui est dans le Fils de Dieu, et l’espérance est la manifestation de ce Fils dans les saints : « Christ en vous l’espérance de la gloire. »

 

 

La Conformité à Christ est Opérée par les Épreuves Ordinaires

 

Examinons ceci de façon très simple. Demeurons là où le Seigneur nous a placé, là où Il nous a appelé à vivre notre vie et à accomplir notre travail, et ceci même dans les difficultés et les souffrances qu’une telle vocation engendre ; et ne recherchons pas à nous substituer aux circonstances difficiles. Ne négligeons pas les valeurs des épreuves présentes en ayant nos pensées sur l’espérance de temps meilleurs ; bien au contraire, demeurons là où nous sommes et apprenons a apprécier ; si du moins nous sommes au Seigneur, si nous l’aimons et sommes appelés selon Son propos, (comme aussi nous le sommes si nous appartenons à Christ) ; ce que le Seigneur recherche a accomplir en nous et avec nous à travers toutes les circonstances présentes. Nous ne ferons qu’annuler le but de Dieu si nous recherchons à nous extraire des temps difficiles, et si nous ne reconnaissons pas ni n’acceptons pas ce qu’Il désire accomplir. Il y a peu de choses plus regrettables et attristantes que de regarder en arrière à une époque de notre vie et de se dire que l’on aurait pu contribuer au propos de Dieu à ce moment de notre vie si seulement nous avions adopté une attitude différente que celle que nous avons prise. Nous étions, pendant cette période, irrités, impatients, sans cesse recherchant comment se soustraire à la situation dans laquelle nous nous trouvions ; nous étions rebelles, vivant dans un monde voulu par le « Moi », dans lequel « Je » voulais décider de tout ; et c’est ainsi que nous sommes passés à coté de ce que Dieu désirait accomplir. Il y a peu de choses plus affligeantes que cela.

 

Aussi, nous devons demeurer dans la situation et la condition dans lesquelles Dieu nous a placé avec cette attitude : Dieu a un propos dans lequel nous sommes impliqués car nous lui appartenons, et ce propos est qu’à travers les conditions et les souffrances présentes, Il développe en nous les qualités de Son Fils. D’un coté les caractéristiques de l’ancienne création apparaissent de plus en plus abominables et horribles, alors que nous les reconnaissons en nous ; mais en opposition à ceci, Dieu fait en nous quelque chose qui est d’une nature tout autre de ce que nous sommes. Il suscite en nous, progressivement, un Autre qui est si différent – Son Fils. Lentement, trop lentement peut être, Dieu accompli quelque chose en nous. Cet état de fils n’est pas encore très manifeste, mais ce n’est qu’une question de temps. Ce que Dieu a progressivement accompli sera éventuellement révélé à la lumière : la conformité à l’image de Son fils, « pour qu’il soit premier-né entre plusieurs frères.»

 

Aussi, lorsque nous observons le peuple de Dieu ici-bas, nous devons bien comprendre pourquoi ils sont là. Les croyants sont très occupés a faire beaucoup de choses, mais Dieu est bien plus attaché à ce que nous sommes plutôt qu’à ce que nous faisons ; et nous avons besoin de ré-apprendre la signification du service. Je ne vais pas m’étendre sur ce sujet maintenant, mais je voudrais dire ceci : le service envers Dieu est essentiellement spirituel, autrement dit, c’est la mesure dans laquelle Christ Lui-même est amené dans le domaine de Dieu pour la satisfaction de Dieu. Et nous ne pourrons jamais amené Christ dans la vie de quelqu’un par la prédication. Le savez-vous ? Combien de Christ a t-il été dispensé en vous pendant toutes les conférences auxquelles vous avez assisté ? Je ne suis pas trompé par le fait que ce que je vous dis maintenant peut « reproduire » Christ en vous. Nous pouvons parler ainsi jusqu’à la fin de nos jours, mais tout notre parler ne produira pas Christ en vous. Tout ce que nous pouvons faire, c’est de nous aider les uns les autres à saisir ce que Dieu désire accomplir en nous.

 

 

Seul l’Esprit de Dieu Peut Nous Rendre Conformes à Christ

 

Considérons, maintenant, une autre chose primordiale. Il y a cette pensée, ce propos que Dieu a en vue, et pour l’accomplissement duquel Il œuvre, et le Saint Esprit est l’Agent indispensable pour l’accomplissement de ce but : « l’Esprit lui-même intercède … selon Dieu». L’Esprit connaît Dieu, (étant Dieu), Il connaît les pensées de Dieu, la volonté de Dieu, et ainsi Il œuvre selon Dieu et œuvre en nous. Et nous avons reçu cet Esprit d’adoption, par lequel nous nous exclamons : « Abba, Père ! » Nous sommes des enfants de Dieu appelés à devenir et à être manifestés comme fils de Dieu, et ceci est réalisé par l’Esprit Saint qui intercède par des soupirs inexprimables. « L’Esprit nous est en aide dans notre faiblesse », Il est là pour nous aider ; Lui seul peut reproduire Christ en nous, nous rendre conformes à Son image. Néanmoins, nous avons pensé que prêcher était un service, ainsi que d’enseigner, et cette chose et cette autre ; et beaucoup d’autres encore ! Mais ces choses ne sont que des moyens utilisés par l’Esprit. Ne nous trompons pas au sujet de ces choses. Nous ne serons jamais plus spirituel en allant à des réunions, à moins que l’Esprit n’opère quelque chose. Tout ce qui est dit peut être très vrai, mais toute notre connaissance n’atteindra pas le but de Dieu ; nous devons être entièrement dépendant de l’Esprit Saint pour cela. Et c’est bien là le besoin que nous avons : nous devons être exercé quant à tout ce que nous entendons.

 

Le fait est là, nous pourrons peut être avancer loin dans notre connaissance spirituelle, (je veux dire en information, dans la connaissance de la vérité), bien au-delà même de notre capacité, et ensuite subir le choc, dans des circonstances adverses, de découvrir que tout ce que nous avons accumulé comme savoir à travers les années ne nous sert à rien. Nous devons faire face à certaines difficultés et nous sommes obligés de dire : « Je n’ai pas la réalité que je pensais avoir, ce que je sais ne peut m’aider ; et je m’aperçois que je dois retourner aux choses du commencement et remettre en cause ma connaissance personnelle du Seigneur Lui même. » Le danger, alors, est de rejeter tout ce que nous avons appris en disant que ceci ne servait à rien. Mais, il y a une certaine valeur dans la connaissance spirituelle, si seulement nous reconnaissions la différence fondamentale qui existe entre connaître la pensée de Dieu mentalement et l’œuvre accomplie par l’Esprit de Dieu en nous au travers de cette connaissance. Ainsi, nous devons reconsidérer tout ce que nous avons appris jusqu’à aujourd’hui, et nous soumettre aux agissements de Dieu en nous par rapport à ces choses. Notre attitude devrait toujours être la suivante : « Seigneur, préserve-moi de me satisfaire d’entendre des choses sans qu’elles aient aucun effet en moi ; qu’elles soient, au contraire, une opportunité pour le Saint Esprit d’œuvrer en moi en vue du but de Dieu. »

 

Si nous parvenons à saisir l’implication de ce qui précède, ceci prouvera être une grande délivrance pour nous. Pourquoi le peuple de Dieu souffre t-il ? C’est afin qu’il soit rendu conforme à l’image du Fils. Bien entendu, il ne devrait pas être nécessaire qu’il y aient des troubles, des tribulations et des épreuves pour arriver à cette fin ; mais malheureusement beaucoup d’entre nous, les chrétiens, ont besoin de ces choses pour que Dieu puisse attirer notre attention. Beaucoup, parmi le peuple de Dieu, sont attachés aux choses extérieures de la Chrétienté, à tout ce qui est représenté par un ordre de choses traditionnelles ; et rien moins qu’un secouement des choses qui sont, une destruction, une désintégration, sera nécessaire pour amener ceux-ci là où l’Esprit de Dieu pourra commencer à œuvrer en eux ce pourquoi Il leur a été donné.

 

 

Le Besoin d’une Connaissance Intérieure du Seigneur

 

Nous ne voulons pas trop parler de service ni de travail maintenant, mais nous sommes très conscients combien peuvent être éprouvantes les limites auxquelles nous devons faire face en tant que serviteurs. Ces limites soulèvent beaucoup de questions et de problèmes en nous, il s’agit de savoir comment pouvons-nous accomplir ce que nous pensons être notre ministère, notre service. Cette question est très éprouvante, nous devons reconsidérer la pensée de Dieu d’une façon encore plus approfondie. Il est un fait reconnu par chaque serviteur de Dieu qui a été suscité et qui a vraiment été amené sous la main de Dieu : Les véritables valeurs de leurs vies pour tous les temps peuvent être comparées au fruit de la vigne. Le raisin étant écrasé dans le pressoir, l’agonie du cœur, et vous savez que ceci est vrai pour tous ceux qui ont reçu une vocation céleste. Ceux-ci savent que tout ce qui a pu contribuer à l’aide de quelqu’un, est issu d’un travail, d’un labeur dans leur vie. Vous êtes passés par le pressoir, dans l’agonie, afin que ce service soit produit ; et c’est là la véritable nature d’un service envers Dieu. Comment savons-nous ? – Non pas, qu’avons-nous acquis comme information ? Mais, que savons-nous ? Nous ne connaissons quelque chose, dans le sens profond de ce mot, qu’en traversant des situations où nous sommes dépouillés de tout ce qui de nous-mêmes, afin que ce qui est de Dieu soit forgé en nous ; ceci produira notre délivrance, notre salut. C’est la façon par laquelle nous devons apprendre, et dans cette connaissance, il n’y a pas de différence entre cette connaissance et ce que nous sommes. Cette connaissance n’est pas qu’objective, elle est nous-mêmes ; et lorsque nous dispensons cette connaissance spirituelle, nous nous donnons nous-mêmes. Il nous est alors impossible de dire : « Je croyais ceci à un moment donné, mais je ne le crois plus aujourd’hui ; j’avais certaines convictions alors, mais je ne les maintient plus aujourd’hui. » Ô, Dieu ne serait jamais satisfait avec une telle chose. Il peut sans doute y avoir certains ajustements qui sont nécessaires quant à ce que nous pensons, mais le Seigneur recherche avant tout la « pleine connaissance ». Nous tiendrons ou nous tomberons dépendamment de notre connaissance, parce que la véritable connaissance est en fait la vie ; elle dispense la vie ; et c’est ce que Dieu est en nous, le connaître c’est avoir la vie.

 

 

Être Rendu Parfait par les Souffrances

 

Saisissez-vous ce que je dis ? Que Dieu fait-il avec Son peuple ? Il utilise toutes sortes de choses et de circonstances qui nous touchent principalement afin d’amener ceux qui lui appartiennent à la conformité de Son Fils. Ceci n’est autre que Christ manifesté dans et parmi un peuple élu – un peuple pré-ordonné car pré-connu pour cette chose même. Et cette pensée de Dieu est une pensée libératrice. Comment priez-vous pour ceux qui appartiennent au Seigneur et qui se trouvent dans quelque difficulté ? Bien entendu, nous sommes tous enclins à prier pour leur délivrance, à invoquer le Seigneur pour qu’Il les préserve de ces circonstances difficiles. Il peut être juste de prier ainsi parfois, mais supposez que le Seigneur ne délivre pas ? Il ne délivre pas toujours instantanément. Il permet que la situation perdure, qu’elle devienne longue et pénible. L’ennemi peut se saisir d’une telle situation, et y donner sa propre interprétation : « Dieu ne fait rien, il n’est pas concerné ; il t’a laissé à toi même, il t’a abandonner. » Et il n’y a pas de voix de réconfort, aucune indication que Dieu remarque quoi que soit. Il est très souvent ainsi, et ceci procure un terrain favorable à l’ennemi. Dieu est apparemment muet, Il ne réagit pas. Comment éviterons-nous d’être anéantis, d’être dépassés et abattus sous de telles circonstances ? Uniquement en saisissant cette pensée de Dieu, et en priant en accord avec cette pensée : Il provoque et œuvre toutes choses pour nous rendre conformes à l’image de Son Fils. Si Dieu ne délivre pas Son peuple, c’est qu’il y a certainement un but plus élevé et profond que leur délivrance, et c’est à cela qu’Il travaille, Il œuvre profondément en eux afin d’y reproduire la patience, l’endurance, les longues souffrances de Jésus Christ. Si nous considérions toutes les choses qui ont parfait le Fils de Dieu à travers les souffrances, relisons les évangiles à cette lumière, et comprenions combien Il est différent de tous les hommes et de leurs critères, nous comprendrions mieux ce que Dieu recherche à accomplir en nous. La douceur et la gentillesse sont des vertus étrangères à notre nature, comme d’être sous le stress, dans l’adversité, sous la main d’hommes méchants, et de dire « Père, pardonne-leur ». Mais Lui pouvait dire : « Je suis débonnaire et humble de cœur.» Oh, le voyez-vous – l’image du Fils. De telles conditions adverses sont des défis terribles pour nos dispositions naturelles. Notre nature tout entière se révolte contre la douceur, la débonnaireté et veut être égal à l’autre ou en devenir le maître. Notre nature n’accepte pas ni se délecte dans l’opposition, l’antagonisme, la frustration, la persécution et toutes ces choses.

 

Reconsidérons Christ dans la présence de Pilate et devant le souverain sacrificateur : on lui crache au visage, on se moque de Lui, on le bat, on le ridicule ; alors qu’Il est le Dieu tout-puissant, éternel, incarné qui aurait pu, d’un revers de main, anéantir toute l’assistance ! Le centurion disait vrai, alors qu’il contemplait ce qui arrivait, rempli de peur, lorsqu’il s’est exclamé : « Certainement celui-ci était Fils de Dieu». Nous avons tous entendu de certaines personnes découvrir leur terrible erreur et mourir soudainement d’un arrêt cardiaque. Pensez au choc qui doit encore arrivé à ceux qui ont traité le Messie comme ils l’ont fait – lorsqu’ils le verront. Nous pouvons entrevoir ce qui se passa en Saul de Tarse, (qui savait tout ce qui s’était passé à Jérusalem), lorsqu’il le vit : « Je suis Jésus » – lorsqu’Il le vit plus brillant que le soleil en plein midi.

 

Mais, ce à quoi je veux arriver est ceci : le Seigneur a tout accepté et enduré, allant jusqu’à la fin amère, les laissant le clouer à la croix, avec toutes les moqueries « Il a sauvé les autres, il ne peut pas se sauver lui-même … que Dieu le délivre maintenant, s’il tient à lui; car il a dit, Je suis fils de Dieu.» Et il n’a pas bronché, pas prononcé une seule parole ; alors que douze légions d’anges se tenaient prêtes à venir à son aide, (si un seul ange pouvait détruire l’armée de Sankhérib, qu’auraient pu faire douze légions ?). C’est cela la douceur, la débonnaireté de cœur, et ceci que Dieu recherche à accomplir en nous. C’est là la pensée de Dieu, c’est ce qui sera gloire dans le Royaume de Dieu, c’est ce qui fait que nous pouvons vivre dans ce monde, et un Royaume de cette nature sera enviable. Ainsi, Dieu œuvre en nous, et c’est ici la signification du contexte de notre verset : « Car j’estime que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes d’être comparées avec la gloire à venir qui doit nous être révélée.»

Le combat spirituel

Publié le 08/05/2012 à 17:31 par vieprofonde

Le Champ de Bataille de l’Âme
par T. Austin-Sparks

 

Matthieu 16:13-25; Luc 22:31-34

« Tu es bienheureux, Simon Barjonas, car la chair et le sang ne t’ont pas révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux. », Matthieu 16 :17

 

« Mais lui … dit à Pierre, Va arrière de moi, Satan … », Matthieu 16 : 23

 

« Simon, Simon, voici, Satan t’a demandé … mais moi, j’ai prié pour toi … », Luc 22 : 31-32

 

Le cas de Pierre est un exemple de la formation spirituelle d’un serviteur de Dieu, formation vue ici de façon significative et humaine. Des textes ci-dessus, il ressort que les cieux et les ténèbres sont très intéressés par la vie de celui qui prend réellement position pour la cause du Seigneur. Une telle personne devient un champ de bataille entre des entités opposées : Dieu et Satan, les cieux et les ténèbres. Ces versets font très bien ressortir cette vérité, ces contrastes : il est d’abord dit : « Tu es bienheureux, Simon Barjonas, car la chair et le sang ne t’ont pas révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux. » ; puis, quelques minutes plus tard il semble que ce soit : « Va en arrière de moi, Satan, tu m’es en scandale; car tes pensées ne sont pas aux choses de Dieu, mais à celles des hommes. » En outre, le passage référencé ci-dessus dans Luc est en relation avec ces deux textes de Matthieu.

La traduction littérale exprime : « Satan t’a obtenu par demande, afin qu’il te crible comme le blé : mais j’ai fait supplication pour toi. » Nous ne savons que penser d’un tel retournement de situation. Toutefois, nous y trouvons des leçons rendues puissantes par la solennité de ce qui est rapporté par ces textes.

 

Le Terrain de la Puissance de Satan – Le Monde

 

Voyez-vous, tout dépend du terrain sur lequel chaque individu va se placer. Lorsque Pierre se plaça sur un terrain céleste – « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » – il se trouva en position de force. Les clefs du royaume des cieux, liant sur la terre et liant dans les cieux, étaient siennes. Lorsque Pierre revint sur un terrain terrestre, il redevint faible, placé en position de faiblesse. Cette position terrestre a pour base les raisonnements humains, la sphère de son propre jugement et de sa propre personne. Le terrain, la base, adoptés par Pierre déterminaient s’il se trouvait spirituellement en position de force ou en position de faiblesse et si Satan possédait ou pas de la puissance sur lui.
Lorsque le Seigneur annonça à ses disciples Sa mort prochaine à Jérusalem, Simon le prit à part apparemment de façon gentille et consolatrice. Mais Pierre adoptant, semble-t-il, une attitude « paternaliste », dit au Seigneur de ne pas être dépressif et défaitiste, d’être plus « positif », et que la chose annoncée ne lui arriverait certainement pas ! Or, au travers de l’attitude de Pierre, le Seigneur vit distinctement ressurgir ce qu’il avait dû rencontrer lors de ses tentations dans le désert : Satan lui alors avait offert les royaumes de ce monde maissans la Croix. Satan avait essayé de détourner Christ de la voie à laquelle Il s’était consacré. Pierre devint la voix et l’instrument de ce même grand ennemi, afin de détourner le Seigneur de la Croix. Ceci explique le passage de Matthieu 16 : 24-26 au sujet de la sauvegarde de la vie.

Se placer sur tout autre terrain que celui ayant pour objet le Royaume et le Trône – c’est-à-dire le terrain de la Croix, terrain agréé par Dieu – revient à faire alliance avec Satan. Tous ceux qui ont contracté une telle alliance seront soumis à la puissance de Satan qui les détruira spirituellement.

A l’évidence, tout terrain, toute base terrestre qui, par nature, se révèle être un royaume sans souffrances, sans la Croix, sans la mise à l’écart de la vie naturelle, relève du domaine de l’autorité et de la puissance de Satan. Concernant l’Église de façon générale ainsi que des milliers de chrétiens de façon individuelle, il est parfaitement clair que la faiblesse, la défaite et le déshonneur qui les caractérisent découlent de l’accomplissement des choses sur le terrain de la puissance de Satan (dans le cas de Pierre, la faiblesse, la défaite et le déshonneur devinrent manifestes). Ce terrain propice à l’exercice de la puissance de Satan repose sur la compromission avec le monde et avec ses principes.

 

Le Moi Non Crucifié

 

Deuxièmement, Pierre s’appuyait sur sa propre force, sa propre confiance en lui-même : « Seigneur, avec toi, je suis prêt à aller et en prison et à la mort. » Il réalisera, plus tard, à quel point il n’était ni prêt ni préparé à cela. Pour lors, il était confiant en lui-même, et ce terrain amena d’une part sa défaite et, d’autre part, la puissance de Satan. Le Moi encore en vie et dominant, au lieu d’être mort, au lieu d’être à la Croix, est le terrain, la base de la puissance de Satan. La puissance de Satan ne sera pas détruite et la puissance spirituelle ne sera pas établie dans la vie de l’enfant et du serviteur de Dieu, à moins que l’âme ne soit reniée, ne soit rendue. C’est la question du terrain – que ce terrain soit le monde ou bien le Moi (autre mot pour désigner la chair) – qui déterminera d’une part le degré du pouvoir de Satan et d’autre part le degré de notre puissance spirituelle.

 

Le Besoin d’Avoir une Détermination Persistante

 

Les paroles adressées par Seigneur à Pierre sont très significatives et fort utiles : « tu m’es en scandale ». Le Seigneur s’était démené dans cette bataille, Il avait tenu Son terrain. Il avait pris fermement position selon la Volonté de Dieu pour Lui-même, c'est-à-dire la Croix pour le Royaume. Tout ceci avait été très difficile pour Lui. Il ne s’agissait pas seulement d’être crucifié, de mourir. Il s’agissait également d’être « fait péché » avec tout ce que cela impliquait : souffrir et supporter le rejet de Dieu. La voie était difficile à suivre mais Il se devait de garder le cap. Tout événement qui survenait afin de Le détourner de sa voie Lui demandait à nouveau d’être résolu et persistant. Il était offensé par toutes ces choses qui Lui rendaient le chemin difficile, qui Lui compliquaient la tache, qui ne L’aidaient en rien. Peut-être Pierre avait-il l’intention de L’aider, tout en ignorant ce qu’il disait ? Cependant, derrière cette situation Le Seigneur voyait le vieux débat, l’ancien combat ressurgir. Sa perception de la Volonté de Son Père en était rendue plus ardue et Son chemin encore plus pénible.

Je pense que tout ceci nous enseigne qu’une position doit être résolument adoptée en considérant de nombreuses choses qui sont en rapport avec la Volonté de Dieu. Nous devons parvenir franchement et positivement à une telle position ; ensuite, nous devons réaliser qu’il y aura de temps en temps, d’une façon ou d’une autre, des efforts fournis par l’ennemi. Ces efforts de l’ennemi auront pour vocation de nous faire changer d’avis, nous affaiblir dans la direction prise, nous faire d’autres suggestions, nous amener à reconsidérer notre position à la lumière de choses et d’intérêts variés. Lorsque nous rencontrerons ces offenses, ces pierres d’achoppement, ces empêchements, nous devrons être impitoyables envers eux. D’une certaine manière, la façon dont le Seigneur a repris Pierre était intraitable. Vraiment, il n’y avait aucune faiblesse de la part du Seigneur à ce moment là. Discernant la véritable nature de l’attitude et des paroles de Pierre, Il vit clairement que s’Il succombait à sa suggestion, alors Il ne se rendrait pas ni à Jérusalem, ni à la Croix. La question est de savoir si telle ou telle voie provient de Dieu, puis de savoir le sens de telle chose qui survient : veut-elle dire qu’à long terme nous ne parviendrons pas au but, que nous n’accomplirons jamais la Volonté du Seigneur ? Si c’est le cas, nous devons être impitoyables envers cette chose, nous devons la mettre de coté, derrière nous. La Croix agit en nous de façons très diverses et dans des contextes fort différents les uns des autres.

Si nous voulons vraiment parvenir au lieu de la puissance spirituelle – comme Pierre y parvint à la fin – alors tout terrain appartenant à l’ennemi doit être sans cesse refusé et rejeté. L’ennemi doit être spolié de ce qui peut nous détruire et de toute force qui nous est nuisible. Nous devons nous montrer impitoyables avec tout ce qui octroie à l’ennemi une position de force et avec tout ce qui essaye de ruiner l’intention de Dieu pour nous. Cette bataille des cieux et des ténèbres, cette bataille entre Dieu et Satan se poursuit dans nos âmes, cependant nous possédons une consolation : nous avons un Souverain Sacrificateur vivant à jamais et intercédant en notre faveur. L’intercession continuelle du Seigneur Jésus pour nous représente un gain considérable. Concluons sur cette note d’encouragement et d’assurance.


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